Vidéos : la crise en Tunisie



 La crise

Loin de la côte touristique et de la Tunisie des plages se trouve Kasserine, un des berceaux les plus actifs de la révolution de 2010. Un symbole des villes oubliées par le pouvoir et minées par le chômage. Huit ans après, les mêmes boulots de rue pour les jeunes et le même désespoir. Des sandwichs brochette-harissa pour gagner quelque 5 euros par jour. "Si tu ne fais pas un petit boulot comme ça, tu crèves de faim. L’État est aveugle, il ne s’occupe toujours pas de nous", confie un des vendeurs de rues. "La révolution, on en attendait tellement, on n’a rien eu", ajoute un autre vendeur.

 Quitter la Tunisie

Ils trompent l’ennui en attendant de réaliser leur rêve : traverser la Méditerranée, quitter leur ville de Sfax, leur pays, la Tunisie, et rejoindre l’Europe, coûte que coûte. Ils ont 25 ans à peine, et c’est leur obsession. "Avec ce qui se passe ici, la politique, la révolution, on sait que notre vie ici ne vaut pas plus que ce mégot de cigarette", explique l’un d’entre eux. Embarquer vers l’inconnu, à la recherche d’un avenir, quel qu’il soit.

 Le retour du tourisme